
Saturne : comment les scientifiques ont percé le secret de ses anneaux
Petites histoires de science est un podcast de l'Académie des sciences, proposé par Étienne Ghys, Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences.
Il n’est pas astronome, mais comme de nombreux enfants fascinés par le ciel, Étienne Ghys en a rêvé. Quand il s’achète son premier télescope, il le place en direction de Saturne. L’émotion est forte : il voit cette planète de ses propres yeux. C'est à partir de ce souvenir qu'il nous entraîne dans l'histoire de Saturne, de Galilée aux sondes spatiales, en passant par Maxwell et Cassini.
Les intrigants compagnons de Saturne
En 1610, Galilée pointe sa lunette vers Saturne et voit quelque chose d'inexplicable : la planète semble accompagnée de deux appendices, que Galilée appelle ses compagnons, placés de part et d'autre du globe, qui disparaissent puis réapparaissent. Les astronomes se relaient pour comprendre ce qui entoure Saturne. Christian Huygens propose l'idée d'un anneau mince, plat et incliné tandis que Giovanni Domenico Cassini relève un objet divisé en deux parties, claire à l’intérieur et obscure à l’extérieur.
Un nuage de particules organisées
Au XIXᵉ siècle, il ne s’agit plus de décrire cet anneau, mais de comprendre sa composition. Le physicien Maxwell dissipe l’idée d’un anneau solide, car il pourrait se déformer. Mais un corps fluide présenterait aussi des complications. L’anneau de Saturne n’est donc pas un objet continu mais un nuage de petites particules organisées. Grâce aux sondes spatiales, on observe de près les mouvements des sillons et ondulations qui parcourent ces anneaux.