
Et si la médecine médiévale arabe apportait des réponses à l'antibiorésistance ?
Et si les remèdes d'autrefois ouvraient de nouvelles pistes contre l'antibiorésistance ?
C'est le pari scientifique de Capucine Braillon, dont la thèse a été distinguée par le prix Michel Serres 2026.
Face à l'antibiorésistance, qui pourrait causer plus de décès que le cancer d'ici 2050, la chercheuse a plongé dans des manuscrits médicaux arabes du Moyen Âge pour y débusquer des formulations oubliées. L'intuition est solide : contrairement aux antibiotiques classiques, qui n'attaquent les bactéries que sur un front unique, et finissent par être déjoués, les cocktails de molécules végétales et métalliques décrits dans ces pharmacopées anciennes permettent d'agir simultanément sur plusieurs cibles. Capucine Braillon raconte comment les résines d'arbres comme le boswellia ou la myrrhe ont retenu son attention, pourquoi l'interdisciplinarité, entre chimie, histoire, microbiologie et informatique, est au cœur de sa démarche, et ce que ces vieilles recettes peuvent encore apporter à la science d'aujourd'hui.
Pour en savoir plus sur la thèse de Capucine Braillon distinguée par le Prix Michel Serres de thèse interdisciplinaire : Les Pharmacopées arabes médiévales comme source de nouvelles associations antibactériennes, entre plantes et métaux.
Thèse distinguée par le Prix Michel Serres de thèse interdisciplinaire en juin 2026.
La Fondation Michel Serres-Institut de France a pour but de faire connaître les recherches et les publications de Michel Serres, et d’encourager celles qui portent sur son œuvre. Elle récompense et distingue chaque année des thèses de doctorat croisant une discipline de sciences exactes et une discipline de sciences humaines et sociales. Pour en savoir sur la fondation, cliquez ici.